mardi 23 octobre 2007

vincent

Chronique 2: ITSS le crash course!

Bonjour, bonsoir, bonne nuit!

J'aimerais d'abord répondre au questionnement de Steve par rapport au piercing (voir commentaire de la C1 8 oct.) Il existe un risque faible de contraction de l'hépatite B et C et du VIH lors du perçage (ou tatouage) si celui-ci est fait de manière amateure et non stérile. Il faut donc s'assurer que le perceur est professionnel et prendre la peine de demander ce qui est fait pour protéger la clientèle. À ma connaissance, il n'y a pas de corrélation entre l'augmentation des piercings génitaux (ou non) et la propagation des ITSS et du VIH-sida. Bien sûr, tant que le piercing ou le tatou ne sont pas cicatrisés, il faut éviter que la plaie n'entre en contact avec du sang ou du sperme, car il y a là un potentiel de transmission.

Maintenant, j'aimerais vous faire un cours accéléré sur les ITSS. C'est très simple. Pour chacune des ITSS, je vais vous écrire ce qui est le plus à risque et quelques autres informations pour vous permettre de vous remettre à jour. Je n'écrirai PAS les symptomes, car il existe de tout et son contraire dans ce domaine! De plus, TOUTES les ITSS peuvent être asymptomatiques chez certaines personnes. On y va!

  1. Hépatite A: Anulingus = risque. Il existe un vaccin. Complications rares, l'infection disparaît par elle-même;
  2. Hépatite B: Pénétration = risque. Parfois chronique. Il existe un vaccin;
  3. Hépatite C: Injection de drogue avec matériel partagé/souillé = risque, souvent chonique parfois mortelle;
  4. Herpès: Sexe oral, pénétration = risque. Une personne infecté l'est à vie et constamment de manière aléatoire, surtout pendant les deux premières années. Une personnes avec des feux sauvages peut transmettre l'herpès par sexe oral;
  5. VPH: relation sexuelle ou simple contact génital = risque. Peut causer des condylomes ou le cancer du col de l'utérus. Il existe un vaccin pour prévenir le cancer du col;
  6. Gonorrhée: Sexe oral (rôle actif) et pénétration = risque. La plupart des cas sont chez les hommes, souvent asymptomatique. En hausse chez les 15-29 ans. Se guérit facilement par antibiotiques;
  7. Chlamydia: Pénétration = risque. La plupart des cas sont chez les femmes. Très souvent asymptomatique. En hausse chez les 15-29 ans. Se guérit facilement par antibiotiques mais doit être dépistée tôt pour éviter les complications;
  8. Syphilis: Sexe oral, frottement génital et pénétration = risque. La presque totalité des cas chez les hommes. Moyenne des hommes infectés autour de 40 ans et fréquentant les saunas (au Québec). En hausse chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Se traite facilement par antibiotique par injection;
  9. VIH-Sida: Pénétration, injection de drogue avec matériel souillé/ échangé= danger. Toujours incurable. En hausse dans la population hétérosexuelle. 27% des personnes infectées ignorent qu'elles le sont!


Vous comprendrez donc qu'on ne peut se fier à des symptomes et que la clé de la santé est de se faire dépister au moins une fois par année si l'on a plus d'un partenaire sexuel non exclusif. Pour ce qui est du VIH, il faut attendre trois mois avant de passer un test.


Voilà pour cette semaine, j'attends toujours vos questions à info@prisme.org. Vous pouvez aussi écrire un commentaire sur ce blog. Pour plus d'informations sur les ITSS, consulter le www.prisme.org sous l'onglet "santé sexuelle".

Au plaisir!



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